Conseillères et conseillers en rémunération
20 janvier 2012
Le transfert des conseillers en rémunération à Miramichi est approuvé - l'AFPC s'en inquiète grandement
En décembre, le Conseil du Trésor a approuvé le plan de transfert des services d'administration de la paie à Miramichi. L'AFPC et les Éléments ont été avisés que les comptes de paie seront transférés vers le nouveau centre de paie au Nouveau-Brunswick. Seront touchés lors de la première vague :
- Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada
- Sécurité publique Canada
- Commission des plaintes du public contre la Gendarmerie royale du Canada
- Bureau de l'enquêteur correctionnel
- Comité externe d'examen de la Gendarmerie royale du Canada
- Bureau de l'inspecteur général, Service canadien du renseignement de sécurité
- Ressources naturelles Canada
- Administration du pipe-line du Nord
- Affaires indiennes et du Nord canadien
- Agence canadienne de développement économique du Nord
- Commission nationale des libérations conditionnelles
- Gendarmerie royale du Canada
- Le calendrier détaillé est disponible içi : Calendrier des transferts pour le Projet de regroupement des services de paye
Les comptes de paie de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, de la Commission nationale des libérations conditionnelles and de la Gendarmerie royale du Canada ne seront pas transférés durant la première vague. Dans certains cas, en effet, le transfert n'aura lieu qu'en avril 2015. Combien? C'est une inconnue.
Depuis l'annonce de ces mesures, l'AFPC insiste pour qu'un plan complet de transition soit mis en place, conformément aux dispositions de l'Appendice sur le réaménagement des effectifs (ARE) qui accompagne les conventions collectives. La première étape du processus a été l'annonce, par les 12 ministères et agences concernés, d'une situation de réaménagement des effectifs. À l'heure actuelle, des lettres sont distribuées à ceux et celles qui seront touchés par ces mesures.
Les « personnes touchées » sont les employés nommés pour une période indéterminée dont les services pourraient ne plus être requis en raison d'un réaménagement des effectifs. Ces personnes ont le droit d'être représentées par le syndicat, immédiatement ou continuellement. En outre, elles ont droit à une garantie d'offre d'emploi raisonnable, à une réaffectation, à une nouvelle formation ou à des services d'orientation là où c'est possible.
Afin d'optimiser les possibilités d'emploi offertes aux personnes touchées, Travaux publics coordonne les offres de réaffectation et de placement à des postes de conseiller en rémunération dans d'autres ministères ou agences.
Quelles sont les répercussions pour les employés touchés?
Tout au long de la période de planification du transfert, l'employeur a répété qu'il comptait réduire les effectifs par attrition. Qu'en sera-t-il vraiment? On le saura au cours des prochains mois, à mesure que les agences et les ministères donnent, ou non, une garantie d'offre d'emploi raisonnable aux personnes touchées.
On donnera aux personnes touchées qui n'ont pas encore postulé pour une affectation à Miramichi une autre occasion de le faire, s'ils le désirent.
L'AFPC et ses Éléments insisteront pour qu'une garantie d'emploi raisonnable soit offerte à toute personne touchée ne désirant pas déménager ou ne pouvant être réaffectée à un autre poste. Nous savons que plusieurs des ministères qui ne font pas partie de la première vague cherchent des conseillers en rémunération, étant donné la fluctuation de personnel dans cette communauté. Nous pensons que la demande pour les services de tels conseillers est immense en cette période de transition.
L'ARE énonce les droits fondamentaux des personnes touchées et les protège tout au long de ce processus. Pour gérer toutes les questions relatives au transfert et assurer la protection des droits des travailleurs, l'AFPC et ses Éléments demandent aux ministères et agences de la première vague de rencontrer les syndicats sans délai pour mettre sur pied des comités de réaménagement des effectifs.
L'employeur a mis sur pied un comité de transition du personnel pour faciliter le transfert entre ministères. L'AFPC a demandé d'y être représentée.
Que se passe-t-il pendant la première vague?
L'employeur compte engager 146 conseillers pour travailler au centre de paie de Miramichi à partir de mars 2012. Les premiers comptes de paie seront alors transférés petit à petit, sur une période de 18 mois. D'ici la fin de la première vague, prévue pour septembre 2013, 20 000 comptes de paie seront administrés par le centre de Miramichi.
Les plans actuels prévoient une période initiale de formation intensive de sept semaines à l'intention du personnel du centre. Des équipes d'une douzaine d'employés secondés par un formateur en milieu de travail seront constituées pour une période de 18 mois.
Tout le personnel du centre de paie sera à l'emploi de Travaux publics et Services gouvernementaux. Le Syndicat des services gouvernementaux, un Élément de l'AFPC, collabore avec l'employeur pour mettre sur pied une nouvelle section locale à Miramichi et sera en mesure de représenter les membres dès l'ouverture du centre.
Quelles sont les répercussions pour l'ensemble des employés?
Les ministères et agences dont les comptes de paie seront en tout ou en partie transférés pendant la première vague n'auront plus de conseillers en leur sein. Les services de rémunération aux employés et aux gestionnaires seront assurés par le centre de Miramichi, grâce aux systèmes informatiques, aux courriels et au centre d'appel.
Qu'adviendra-t-il lors des vagues subséquentes?
Dans les 30 prochains mois, 72 000 autres comptes de paie seront transférés à Miramichi et quelque 400 autres employés y seront affectés. Le processus se déroulera en deux vagues successives : la première durera 18 mois, l'autre, 12 mois. Chaque vague prévoit un processus de réaménagement des effectifs pour les travailleurs des ministères touchés. D'ici 2014, on estime qu'environ 550 employés travailleront au centre de paie de Miramichi, selon la taille de la fonction publique fédérale à ce moment-là.
En 2015, le gouvernement compte mettre en œuvre le projet de modernisation de la rémunération, qui permettra de renouveler le logiciel de rémunération PeopleSoft. Selon le gouvernement, 92 000 autres comptes de paie seraient transférés à Miramichi après l'adoption du nouveau logiciel, sans qu'il faille embaucher du personnel supplémentaire.
Qu'en dit l'AFPC?
L'AFPC ne s'oppose pas directement à la création du centre d'expertise des services de paie de Miramichi. Mais, plus elle en apprend sur le projet et sur le travail des conseillers en rémunération, plus ses inquiétudes augmentent.
Il nous semble irréaliste de croire que la consolidation des services à Miramichi et la modernisation des systèmes technologiques de paie et d'avantages sociaux engendreront des économies et amélioreront l'efficacité des services.
L'AFPC est convaincue qu'il faudra davantage de travailleurs pour fournir en temps opportun des services de paie adéquats aux fonctionnaires. En effet, le gouvernement doit se doter d'un personnel plus considérable qu'il ne le prévoit actuellement, du moins jusqu'à ce que la nouvelle technologie ait fait ses preuves.
Les conseillers en rémunération sont certes dévoués à leurs clients, les fonctionnaires. Mais on ne doit pas perdre de vue que des services et conseils personnalisés sur la paie et les avantages sociaux seront nécessaires pour les employés déclarés excédentaires ou mis à pied. Il en est de même dans les cas exceptionnels, comme le décès en cours d'emploi. Selon les plans actuels, tous ces services seraient rendus par téléphone, à partir d'un centre d'appel, ce qui est à la fois irréaliste et peu charitable.
Les ministères et agences doivent être appuyés financièrement pour maintenir les services de conseillers en rémunération en leur sein même, afin de continuer à offrir des services personnalisés, qui ne peuvent être assurés effectivement ou humainement à partir d'un centre d'appel.
Date de modification : 2012/01/25







